Chauffage électrique ou pompe à chaleur à Agen : comparatif 2026
Par Équipe Workwave · 20 mai 2026
À Agen, le chauffage électrique direct coûte généralement moins à installer qu'une pompe à chaleur, mais une PAC peut réduire l'électricité achetée pour chauffer. Le choix dépend surtout des besoins du logement et de son équipement existant : radiateurs électriques sans tuyaux d'eau, chauffage central hydraulique, pièces réellement desservies et possibilité de poser une unité extérieure. Une PAC fonctionne elle aussi à l'électricité ; la comparaison porte donc sur l'effet Joule, la PAC air/air et la PAC air/eau.
Pour décider, comparez un devis complet avant aides et une estimation annuelle sur le même périmètre. Dans l'exemple fictif de ce guide, 6 000 kWh de chaleur utile et une électricité à 0,25 € TTC/kWh donnent 1 500 € de chauffage direct, contre 500 € avec une PAC dont la performance saisonnière réelle serait de 3, avant entretien. Ce calcul explique le mécanisme ; il ne prédit ni votre facture ni une économie garantie à Agen.
Sommaire
- Quelle solution correspond à votre logement ?
- Installation : le réseau existant change le projet
- Combien coûte chaque solution à Agen ?
- Consommation : calculer une facture comparable
- Rentabilité : comparer les coûts sur dix ans
- Aides et TVA : distinguer les technologies
- Confort, été et impact environnemental
- Implantation et entretien à Agen
- Comparer les devis avant de choisir
- Questions fréquentes
- Sources et méthode
Quelle solution correspond à votre logement ?
Un radiateur électrique transforme l'électricité en chaleur dans la pièce. Une PAC transfère de la chaleur prélevée dans l'environnement grâce à un compresseur électrique. L'air/air restitue cette chaleur par des unités intérieures ; l'air/eau chauffe l'eau d'un circuit de radiateurs ou d'un plancher chauffant. Une PAC air/air ne produit pas l'eau chaude sanitaire. Certaines PAC air/eau assurent aussi cette fonction avec un ballon adapté.
| Situation de départ | Solutions à comparer | Point décisif |
|---|---|---|
| Radiateurs électriques, aucun circuit d'eau | Conservation avec meilleur pilotage, radiateurs adaptés, PAC air/air | Couverture des pièces et investissement supplémentaire |
| Radiateurs à eau ou plancher hydraulique existants | PAC air/eau et adaptation des émetteurs | Puissance des radiateurs à la température d'eau prévue |
| Petit logement avec faible consommation de chauffage | Chauffage direct et PAC air/air si emplacement possible | Les économies annuelles peuvent être trop faibles pour amortir les travaux |
| Maison sans circuit d'eau, rénovation importante | Air/air ou création d'un chauffage hydraulique avec air/eau | Chiffrer le réseau, les émetteurs et les reprises de finition |
| Appartement en copropriété | Chauffage direct, PAC si installation autorisée | Façade, parties communes, bruit et vote nécessaire |
| Besoin de chauffage et d'eau chaude | Chauffage plus ballon séparé, ou solution air/eau compatible | Comparer chauffage et eau chaude séparément avant de les additionner |
Une maison à Agen ne devient pas automatiquement un bon candidat à l'air/eau parce qu'elle possède un jardin. Sans réseau hydraulique, cette option impose des travaux supplémentaires. À l'inverse, remplacer une chaudière électrique alimentant déjà des radiateurs à eau constitue un autre projet que remplacer des convecteurs muraux.
Commencez par les factures en kWh, l'isolation, les températures souhaitées et la disposition des pièces. Si une rénovation de l'enveloppe est prévue, faites calculer les besoins après travaux pour éviter une machine surdimensionnée. Le DPE aide à situer le logement, mais son estimation conventionnelle ne remplace pas une analyse des usages et un dimensionnement.
Installation : le réseau existant change le projet
Conserver ou améliorer les radiateurs électriques
Conserver des appareils en bon état peut laisser du budget pour traiter les pertes de chaleur et améliorer la programmation. Le remplacement de convecteurs par des radiateurs à inertie peut améliorer la sensation de confort et la régularité de température. Il ne transforme pas une résistance électrique en pompe à chaleur : l'inertie stocke puis restitue la chaleur, sans créer d'énergie gratuite.
Les économies éventuelles viennent notamment d'une consigne mieux tenue, de plages horaires adaptées ou d'une meilleure répartition de chaleur. Une annonce de réduction automatique de moitié par le seul changement de radiateurs mérite donc des hypothèses détaillées. Comparez les consommations à occupation et température équivalentes.
Un électricien doit vérifier les circuits, protections, raccordements et puissance disponible. Des radiateurs neufs ne corrigent pas un tableau insuffisant ou une installation dégradée. Demandez que les adaptations nécessaires figurent au devis.
Installer une PAC air/air
L'air/air évite de créer des canalisations d'eau de chauffage. Le devis doit néanmoins prévoir les unités intérieures, leurs liaisons, les percements, l'alimentation électrique, l'évacuation des condensats et la mise en service. Un monosplit desservant le séjour ne garantit pas le chauffage des chambres fermées.
Faites préciser les pièces couvertes, les besoins pièce par pièce et le maintien éventuel d'appareils électriques en complément. Le chauffage d'une salle d'eau ou d'une pièce éloignée peut nécessiter une solution distincte. La circulation de l'air doit être étudiée avec les portes dans leur position habituelle.
Installer une PAC air/eau
Avec un réseau existant, vérifiez son état, les débits, l'équilibrage et la chaleur que chaque émetteur peut fournir à la température de départ retenue. Des radiateurs dimensionnés pour une eau très chaude peuvent nécessiter une adaptation ; une PAC dite haute température n'annule pas cette vérification.
Sans réseau, ajoutez les tuyaux, radiateurs ou plancher, passages entre niveaux et reprises des murs ou sols. La possibilité de produire l'eau chaude se chiffre à part : ballon, capacité, régulation et contraintes de place. Notre guide du prix d'installation d'une pompe à chaleur permet de situer les postes à discuter avec l'installateur.
Combien coûte chaque solution à Agen ?
Il n'existe pas un prix fiable pour « chauffer 100 m² à Agen » sans description du bâtiment. Le nombre de pièces, les déperditions, les accès et le réseau existant changent le montant. Les fourchettes des pages commerciales mélangent parfois matériel seul, fourniture et pose, TVA et aides déjà soustraites.
Un site commercial consacré au chauffage électrique à Agen affiche 3 000 à 7 500 € TTC pour un logement complet de cinq à six pièces, fourniture et pose annoncées comprises. C'est un repère de vendeur consulté le 12 octobre 2026, et non une moyenne statistique locale ni un devis Workwave. Les offres PAC consultées présentent des périmètres fiscaux trop variables pour fabriquer une moyenne TTC comparable. Demandez un chiffrage adapté à votre logement.
Exemple de trois budgets, avant aides
Les montants suivants sont entièrement fictifs. Ils illustrent la comparaison d'un renouvellement de radiateurs, d'un multisplit couvrant les pièces nécessaires et d'une PAC air/eau avec création de réseau. Ils ne sont ni des tarifs observés à Agen ni des solutions interchangeables sans étude.
| Poste HT | Radiateurs directs | PAC air/air | PAC air/eau avec réseau neuf |
|---|---|---|---|
| Matériel principal et pose | 3 000 € | 5 000 € | 9 000 € |
| Réseau et émetteurs hydrauliques | 0 € | 0 € | 6 000 € |
| Adaptations électriques | 400 € | 600 € | 700 € |
| Pilotage, finitions ou équipements associés | 300 € | 500 € | 800 € |
| Mise en service et réglages distincts | Inclus | 400 € | 500 € |
| Total HT | 3 700 € | 6 500 € | 17 000 € |
| TVA supposée, à confirmer par lot | 10 % : 370 € | 5,5 % : 357,50 € | 5,5 % : 935 € |
| Total TTC avant aides | 4 070 € | 6 857,50 € | 17 935 € |
Le taux de 10 % du premier scénario suppose des travaux d'amélioration remplissant les conditions du logement et de facturation. Le taux de 5,5 % des scénarios PAC suppose que les équipements et prestations concernés remplissent les critères fiscaux : il n'est pas automatique. Un devis réel peut comporter plusieurs taux. Les reprises ou prestations indépendantes doivent être qualifiées séparément.
Ces budgets n'incluent ni gros travaux d'isolation, ni production d'eau chaude, ni travaux structurels, ni financement. Les frais récurrents apparaissent dans la comparaison annuelle ci-dessous. Si les radiateurs actuels restent utilisables, ajoutez une quatrième option : les conserver, avec un investissement initial éventuellement nul ; renouveler tous les appareils n'est pas le seul point de référence.
Consommation : calculer une facture comparable
Partir de la chaleur nécessaire, pas d'un COP publicitaire
Pour le chauffage direct, un modèle simple retient environ un kWh électrique pour un kWh de chaleur utile dans la pièce. Pour une PAC, on divise le besoin de chaleur par une performance saisonnière correspondant à l'installation et à son usage. Le COP décrit un point de fonctionnement ; le SCOP de l'étiquette décrit une saison selon des conditions normalisées. Aucun des deux ne constitue seul votre facture annuelle.
Dans une estimation réelle, vérifiez comment sont comptés appoints, auxiliaires, dégivrage et pertes de distribution. Le niveau d'isolation, la température demandée, les réglages et le nombre de pièces couvertes restent déterminants. La puissance en kW sert à assurer le confort lors des périodes froides ; elle ne s'obtient pas en divisant simplement la consommation annuelle par douze.
Simulation avec 6 000 kWh de chaleur utile
Hypothèses : chauffage seul, même confort et même besoin annuel de 6 000 kWh, tarif fictif de 0,25 € TTC/kWh, performances choisies pour l'exemple. Ce prix n'est pas présenté comme le tarif réglementé actuel. Remplacez-le par votre prix de contrat ; en heures pleines/heures creuses, répartissez les consommations selon les plages effectivement utilisées.
| Solution et hypothèse | Électricité de chauffage | Coût variable annuel TTC |
|---|---|---|
| Chauffage direct, rendement simplifié 1 | 6 000 kWh | 1 500 € |
| PAC, performance saisonnière réelle supposée 2 | 3 000 kWh | 750 € |
| PAC, performance saisonnière réelle supposée 2,5 | 2 400 kWh | 600 € |
| PAC, performance saisonnière réelle supposée 3 | 2 000 kWh | 500 € |
| PAC, performance saisonnière réelle supposée 4 | 1 500 kWh | 375 € |
Ces lignes constituent une sensibilité de calcul, pas un classement garanti entre air/air et air/eau. L'estimation de l'installateur doit expliciter les performances qu'il retient pour votre bâtiment.
L'ADEME a étudié les données Linky de 88 ménages passés de radiateurs électriques à des PAC air/air. Sur cet échantillon, la consommation de chauffage a été environ divisée par deux. La fiche de l'étude indique aussi qu'elle ne permet pas d'établir le SCOP réel ni de quantifier les effets rebond. Ce résultat documente un potentiel ; il ne signifie pas que chaque foyer agenais obtiendra la même réduction.
Ne pas mélanger chauffage, eau chaude et usages courants
Votre facture totale inclut aussi l'eau chaude, la cuisson et les autres équipements. Si le chauffage représente 6 000 kWh sur 10 000 kWh d'électricité et passe à 2 000 kWh, le total devient 6 000 kWh, à autres usages constants. Le chauffage baisse de deux tiers, mais la consommation totale baisse de 40 %. Ajoutez toute consommation estivale de climatisation avant de comparer les factures complètes.
Une couverture partielle demande un autre calcul. Si la PAC fournit 60 % des 6 000 kWh utiles avec une performance de 3, et les radiateurs les 40 % restants, l'électricité serait de 3 600 kWh : 3 600 ÷ 3 + 2 400. Le coût variable serait alors de 900 €, avant entretien. Les 60 % sont une hypothèse de besoin couvert, pas une proportion de surface automatiquement valable.
Rentabilité : comparer les coûts sur dix ans
Additionnez l'investissement TTC après aides effectivement accordées, l'électricité, les frais d'entretien et les éventuels surcoûts d'abonnement. Déduisez seulement les dépenses que vous évitez réellement. Les trois scénarios ci-dessous reprennent les budgets fictifs et le besoin de 6 000 kWh ; aucune subvention n'est supposée acquise.
| Hypothèse de comparaison | Radiateurs neufs | PAC air/air | PAC air/eau et réseau neuf |
|---|---|---|---|
| Investissement TTC avant aides | 4 070 € | 6 857,50 € | 17 935 € |
| Performance saisonnière choisie | 1 | 3 | 2,5 |
| Électricité annuelle TTC | 1 500 € | 500 € | 600 € |
| Entretien annuel moyen fictif TTC | 0 € | 180 € | 200 € |
| Surcoût d'abonnement supposé | 0 € | 0 € | 0 € |
| Coût cumulé sur dix ans | 19 070 € | 13 657,50 € | 25 935 € |
Dans cet exemple, l'air/air présente un surcoût initial de 2 787,50 € par rapport aux radiateurs neufs et une économie annuelle nette de 820 € : 1 500 − 500 − 180. Le retour simple serait d'environ 3,4 ans. L'écart cumulé à dix ans serait de 5 412,50 €. L'air/eau avec réseau neuf reste plus coûteux sur ce périmètre ; avec un réseau déjà présent, son investissement serait différent.
Ce calcul à prix constants exclut intérêts, inflation, actualisation, réparations exceptionnelles, remplacement de matériel et valeur résiduelle. Les 180 ou 200 € représentent une charge annualisée fictive, pas une obligation légale de visite annuelle ni un tarif local d'entretien. Demandez un coût contractuel et testez plusieurs scénarios.
Quand la faible consommation change le résultat
| Variante fictive | Gain annuel net avec PAC air/air | Conséquence sur le retour simple |
|---|---|---|
| 6 000 kWh utiles, 0,25 €/kWh, performance 3, entretien 180 € | 820 € | Environ 3,4 ans sur le surcoût de 2 787,50 € |
| 1 500 kWh utiles, mêmes prix et performance, entretien 180 € | 70 € | Environ 39,8 ans sur le même surcoût ; pertinence à reconsidérer |
| 6 000 kWh utiles, 0,20 €/kWh, performance 3, entretien 180 € | 620 € | Environ 4,5 ans sur le même surcoût |
| 6 000 kWh utiles, 0,30 €/kWh, performance 3, entretien 180 € | 1 020 € | Environ 2,7 ans sur le même surcoût |
Une durée de retour ne garantit pas que le matériel fonctionnera aussi longtemps. Si vous comparez la PAC à des radiateurs déjà payés et conservés, utilisez le coût complet du nouveau projet, pas le seul surcoût face à un renouvellement imaginaire. Pour le scénario partiel à 900 € d'électricité plus 180 € d'entretien, le gain serait de 420 € ; un investissement de 6 857,50 € face à une conservation sans travaux aurait un retour simple d'environ 16,3 ans.
Aides et TVA : distinguer les technologies
Les règles ci-dessous correspondent aux sources consultées le 12 octobre 2026. Elles doivent être confirmées selon votre situation et la date d'engagement. Une prime, un taux de TVA réduit et un prêt remboursable n'ont pas le même effet sur votre budget.
| Dispositif | Chauffage direct | PAC air/air | PAC air/eau |
|---|---|---|---|
| MaPrimeRénov' par geste en métropole | Aucun forfait pour un simple remplacement de radiateurs | Aucun forfait air/air dans ce parcours | Forfait sous conditions de revenus, logement, travaux et qualification |
| CEE | Possible pour certains émetteurs à fonctions avancées ; inertie seule insuffisante | Fiche BAR-TH-129 sous conditions | Dispositif selon opération et critères, à confirmer avant engagement |
| TVA | Taux à justifier selon travaux et équipement | 5,5 % possible pour certains équipements fixes réversibles conformes | 5,5 % possible sous critères techniques et conditions générales |
| Éco-PTZ | Pas un financement automatique de tout remplacement | Faire vérifier le parcours et l'éligibilité réelle du projet | Prêt possible pour travaux éligibles, sous conditions et accord bancaire |
Pour MaPrimeRénov' par geste, la PAC air/eau figure avec des forfaits de 5 000 €, 4 000 € ou 3 000 € pour les profils Bleu, Jaune et Violet, dans la limite de 12 000 € de dépense éligible. Le logement concerné par cette installation doit notamment avoir au moins deux ans à la notification ; résidence principale, ressources, qualification et chronologie restent à vérifier. Ces chiffres ne sont pas une promesse d'aide pour chaque devis. L'air/air relève d'autres possibilités, dont l'éventuel parcours de rénovation d'ampleur à examiner avec France Rénov'.
La fiche CEE air/air consultée demande notamment une puissance nominale au plus égale à 12 kW et un SCOP au moins égal à 3,9. Le montant en euros dépend de l'offre : les kWh cumac d'une fiche ne sont pas votre prime versée. Pour les radiateurs, BAR-TH-158 impose des fonctions avancées et une qualification du professionnel ; elle n'est pas cumulable avec BAR-TH-173 pour la même opération. Obtenez la confirmation écrite avant de compter une aide dans votre budget.
La TVA air/air a évolué en 2026
L'article 30-0 D ter du CGI, dans sa version en vigueur depuis le 10 septembre 2026, inclut certaines PAC air/air fixes réversibles. Pour les appareils jusqu'à 12 kW, les classes minimales sont A+ en multisplit ou A++ en monosplit en chauffage et en refroidissement ; des critères de fluide et de pilotage numérique s'ajoutent. Au-delà de 12 kW, d'autres seuils s'appliquent. Demandez la référence précise et la justification du taux.
Les conditions générales concernent notamment un logement achevé depuis plus de deux ans et des équipements fournis et facturés par l'entreprise. Du matériel acheté directement par le particulier reste taxé à 20 %. Ne confondez pas les conditions fiscales avec les conditions RGE des aides ; un label ne suffit pas à prouver le taux de chaque prestation.
Avant signature, choisissez l'offre CEE selon sa chronologie, préparez le dossier Anah avec le conseiller et attendez l'étape autorisant les travaux. Faites confirmer le cumul et les plafonds. Une aide versée après chantier ne paie pas automatiquement votre acompte. L'offre intégrée de remplacement de chaudière présentée depuis octobre 2026 vise notamment des ménages modestes ou très modestes chauffés au gaz ou au fioul : elle ne s'applique pas automatiquement à un logement équipé uniquement de radiateurs électriques.
Confort, été et impact environnemental
Le confort ne se résume pas au coût du kWh. Avec des radiateurs électriques, vous réglez facilement chaque pièce, mais une paroi froide ou un courant d'air peut rester inconfortable. Les traiter réduit le besoin de chauffage. Avec l'air/air, vérifiez la position des unités, le bruit intérieur, la vitesse de soufflage et la distribution dans les pièces fermées. Évitez un jet d'air permanent dirigé vers un lit ou un poste de travail.
L'air/eau convient à une diffusion hydraulique étudiée : le plancher ou les radiateurs doivent fournir la chaleur nécessaire à la température choisie. Un appareil ne peut pas être sélectionné d'après une promesse générique de fonctionnement jusqu'à −15 °C ; demandez sa puissance et ses performances dans les conditions du dimensionnement local.
Une PAC air/air réversible peut rafraîchir. Cet usage ajoute une consommation ; il ne doit pas disparaître du calcul de rentabilité. Une PAC air/eau réversible ne fait pas automatiquement de vos radiateurs ordinaires des émetteurs de froid : condensation, revêtements et régulation imposent une étude spécifique. Prévoir ombrage et ventilation adaptée reste utile, quelle que soit la solution.
Sur l'environnement, distinguez l'électricité consommée en fonctionnement, la fabrication et les fluides frigorigènes. À besoin constant, réduire les kWh peut réduire une partie de l'impact d'usage, mais une PAC a aussi des impacts de fabrication et des risques liés aux fuites. Ce guide n'attribue pas un bilan carbone local à partir d'un facteur national non daté. Une comparaison chiffrée doit employer la même méthode et le même périmètre pour les deux solutions.
Implantation et entretien à Agen
Avant tout devis définitif, repérez l'unité extérieure, l'accès pour maintenance, les fenêtres voisines, les vibrations et l'évacuation des eaux. Un balcon disponible ne suffit pas à établir que l'installation est autorisée. Le niveau sonore annoncé par un fabricant n'est pas une limite réglementaire universelle applicable à trois mètres ou en bordure de propriété.
La fiche d'urbanisme actuelle distingue notamment, pour une PAC en façade, la visibilité depuis l'espace public ou un immeuble voisin et les secteurs protégés. Une déclaration préalable peut être nécessaire ; une implantation invisible ne dispense pas de toutes les règles. Vérifiez le cas exact, les règles locales et les protections de la parcelle auprès du service urbanisme. En copropriété, l'autorisation relative à la façade ou aux parties communes se traite séparément.
Pour préparer le choix technique et les aides, l'Espace conseil France Rénov' d'Agen apporte un conseil neutre, gratuit et personnalisé. La fiche officielle consultée indique 05 53 69 47 01, à l'Agglomération Agen Rénov'AA, place du Docteur Esquirol. Confirmez les modalités de rendez-vous avant déplacement.
Pour les systèmes thermodynamiques de 4 à 70 kW, l'entretien réglementaire est biennal, avec un premier entretien au plus tard deux ans après installation, hors exclusions prévues. Une visite annuelle peut être contractuelle ou recommandée sans constituer cette périodicité légale générale. Les contrôles de fluide répondent à des règles distinctes selon l'installation. Demandez les obligations applicables, le coût, les garanties et les conditions de dépannage par écrit.
Comparer les devis avant de choisir
Adressez le même descriptif à chaque entreprise : configuration, chauffage existant, factures en kWh, pièces et températures souhaitées, travaux d'isolation prévus, production d'eau chaude et besoin estival. Une comparaison de devis devient peu utile si l'un couvre le séjour et l'autre toutes les chambres.
| Vérification | Ce que le devis ou l'étude doit permettre de comprendre |
|---|---|
| Dimensionnement | Déperditions et puissance disponible aux conditions retenues, couverture des pièces |
| Matériel | Références exactes, nombre d'unités, performances, niveau sonore et régulation |
| Travaux compris | Électricité, liaisons ou réseau d'eau, condensats, percements et finitions |
| Mise en service | Réglages, explications, documents remis et réception |
| Prix | Montants HT, taux de TVA par lot, total TTC avant aides et exclusions |
| Financement | Aides confirmées, conditions et calendrier ; coût du crédit séparé |
| Compétences | Qualification adaptée au projet aidé, assurance et attestations liées aux fluides si nécessaires |
| Suivi | Entretien, garanties pièces/main-d'œuvre et conditions de dépannage |
Vérifiez le domaine et la validité du RGE lorsqu'il conditionne l'aide. La manipulation des fluides exige des compétences et attestations spécifiques : le RGE seul ne les remplace pas. Contrôlez également l'identité de l'entreprise qui pose et facture, notamment si un intermédiaire présente l'offre.
Pour commencer, vous pouvez déposer votre projet sur Workwave ou consulter les chauffagistes à Agen. Précisez si vous voulez comparer la conservation des radiateurs, une PAC air/air et une PAC air/eau, et signalez l'absence éventuelle de réseau hydraulique. Les professionnels de votre secteur peuvent vous recontacter selon leur disponibilité ; le dépôt ne garantit ni un nombre de devis ni l'obtention d'une aide.
Questions fréquentes
Une PAC est-elle toujours plus rentable que des radiateurs électriques ?
Non. Une faible consommation, un coût d'installation élevé ou une couverture partielle peuvent allonger fortement le retour. Comparez l'investissement supplémentaire à l'économie nette après entretien, sur le même confort et le même périmètre. Conserver les appareils existants peut aussi être une option.
Quelle PAC choisir si ma maison à Agen n'a pas de circuit d'eau ?
Étudiez d'abord l'air/air et le maintien éventuel de radiateurs dans certaines pièces. L'air/eau reste envisageable, mais son devis doit inclure la création du réseau et les émetteurs. Le choix dépend du plan du logement et des autres travaux prévus.
Des radiateurs à inertie divisent-ils la facture par deux ?
Pas du seul fait de l'inertie. Ils restent des appareils à effet Joule. Le confort et la régulation peuvent aider à mieux ajuster l'usage ; les économies dépendent des températures, horaires et pertes de chaleur, sans pourcentage automatique.
Peut-on conserver des radiateurs électriques avec une PAC air/air ?
Oui, un projet peut prévoir un chauffage complémentaire dans les pièces insuffisamment desservies. Demandez quelle part du besoin annuel serait fournie par chaque équipement. Un calcul qui applique le SCOP à toute la maison alors que seule une partie est couverte surestime l'économie.
La PAC air/air donne-t-elle droit à MaPrimeRénov' par geste ?
Il n'existe pas de forfait air/air dans ce parcours en métropole dans la liste consultée. Ne soustrayez pas une prime air/eau d'un devis air/air. Faites examiner les CEE et l'éventuel projet de rénovation d'ampleur par France Rénov'.
La TVA sur une PAC air/air est-elle forcément de 20 % ?
Non : les règles de 2026 permettent le taux de 5,5 % à certains équipements fixes réversibles conformes, sous conditions générales et techniques. La référence, les classes de chauffage/refroidissement, le fluide et le pilotage doivent être vérifiés. Demandez une justification par lot.
Peut-on installer une unité extérieure sans démarche à Agen ?
Cela dépend de l'implantation, de la visibilité, des protections de la parcelle et des règles locales. Vérifiez le cas auprès de l'urbanisme avant travaux ; le vote de copropriété et la prévention des nuisances sont des questions supplémentaires.
Faut-il ajouter l'eau chaude et la climatisation au calcul ?
Oui pour comparer la facture totale, mais en les identifiant séparément. Une PAC air/air ne produit pas l'eau chaude. Une option air/eau avec ballon et un usage de refroidissement modifient l'investissement et la consommation ; ils ne sont pas compris dans notre exemple de chauffage seul.
Sources et méthode
Ce comparatif a été construit à partir de pages concurrentes lues, de sources techniques et administratives, et de calculs explicites. Les exemples sont fictifs et ne proviennent pas de chantiers ou devis clients Workwave. Les sources ci-dessous ont été consultées le 12 octobre 2026 ; les conditions d'aides et de fiscalité restent à confirmer au moment du projet.
- ADEME : étude des consommations de PAC air/air, fiche publiée le 7 octobre 2025, échantillon et limites de l'étude.
- ADEME : choisir et installer une PAC, besoins, dimensionnement et réglages.
- Service Public : MaPrimeRénov' et éco-PTZ, parcours et conditions de financement.
- Ministère : catalogue des opérations CEE, fiches BAR-TH-129 et BAR-TH-158 et attestations actuelles.
- DGFiP : TVA des travaux dans les logements et CGI annexe IV, article 30-0 D ter, critères actualisés des PAC.
- Service Public : unité extérieure et urbanisme et Ministère : entretien des systèmes thermodynamiques.
- Repère commercial chauffage électrique à Agen, prix TTC affichés, sans extrapolation en moyenne de marché.